Le flan breton, souvent nommé far breton, est un dessert cuit au four à base de lait, d’œufs, de farine et de sucre. Garni de pruneaux, il se distingue du flan pâtissier par sa texture plus dense, fondante et légèrement tremblotante au centre.
Quand le centre du far tremble encore légèrement à la sortie du four, il finit de prendre en refroidissant. C’est ce détail qui sépare un far fondant d’une pâte sèche et compacte. J’aime garder une préparation fluide, des pruneaux bien répartis et une cuisson régulière : les gestes sont simples, mais les proportions comptent. Cette recette facile vous aide à obtenir une texture moelleuse, tout en éclaircissant les nuances entre far, flan et clafoutis.
Flan breton ou far breton : quelle est la différence ?
Le flan breton est le nom d’usage que l’on donne volontiers au far breton, particulièrement lorsqu’il est garni de pruneaux. Le far est une spécialité de Bretagne préparée avec du lait, des œufs, de la farine et du sucre : sa pâte cuit en une masse dense, fondante et bien prise. On rencontre aussi le terme breton Farz Forn, autrement dit un far cuit au four. La différence entre far et flan tient surtout à la texture : le flan pâtissier repose habituellement sur une crème épaissie, tandis que le far garde une consistance plus rustique et plus compacte. Le clafoutis, lui, enveloppe traditionnellement des fruits frais dans une pâte plus légère. Chaque famille ajuste à sa manière le lait, la farine, les œufs et les fruits : c’est ce qui fait le charme du far breton.
Ingrédients du far breton aux pruneaux pour 6 personnes
Le lait entier donne au far une saveur ronde et une texture plus onctueuse. Cette base s’inscrit dans l’esprit des proportions publiées par Bretagne Destination Paradis ; les recettes varient ensuite selon le résultat recherché. Jaime-jardiner.com, média d’Ouest-France, propose par exemple une version plus abondante avec 1 litre de lait, 5 œufs et 200 g de farine.
| Quantité | Ingrédient | Remarque |
|---|---|---|
| 500 ml | Lait entier | Pour une pâte souple et crémeuse |
| 3 | Œufs | À température ambiante de préférence |
| 125 g | Farine de blé | Tamisée si elle forme facilement des grumeaux |
| 100 g | Sucre | Blanc ou blond |
| 200 g | Pruneaux dénoyautés | Moelleux et bien égouttés |
| 1 pincée | Sel | Pour équilibrer le goût |
| 15 g | Beurre | Pour le moule |
| 15 ml | Rhum ambré | Facultatif, comme la vanille |
Préparation facile : réussir un far breton moelleux
Une pâte fluide et une cuisson surveillée suffisent à obtenir un far breton moelleux, sans technique compliquée.
- Préchauffez le four à 180 °C et beurrez généreusement un plat assez large.
- Si les pruneaux semblent secs, faites-les gonfler 10 minutes dans de l’eau tiède ou un peu de rhum brun, puis égouttez-les parfaitement.
- Fouettez les œufs avec le sucre et le sel. Ajoutez la farine progressivement jusqu’à obtenir une préparation lisse.
- Versez le lait à température ambiante ou légèrement tiédi, en plusieurs fois, sans le faire bouillir. Parfumez de vanille ou de rhum si vous le souhaitez, puis répartissez les pruneaux dans le plat et couvrez de pâte.
- Enfournez 45 à 55 minutes. Les bords doivent être pris, le centre à peine oscillant et une lame doit ressortir humide, mais sans pâte liquide. Laissez reposer avant de servir : la texture finit alors de se stabiliser.

Pruneaux, texture et erreurs à éviter
Les pruneaux donnent au far breton leur contraste fruité, une mâche tendre et une humidité bienvenue. Ils ne sont pourtant pas obligatoires : un far breton nature existe tout autant, et convient très bien à celles et ceux qui préfèrent une saveur lactée plus simple. Choisissez des pruneaux dénoyautés ; s’ils sont un peu fermes, réhydratez-les brièvement puis séchez-les soigneusement. Dans une pâte aussi fluide, il est normal qu’ils descendent vers le fond. Pour mieux les répartir, farinez-les à peine ou versez d’abord une fine couche de pâte dans le moule. Les écueils classiques sont un lait versé trop vite, qui crée des grumeaux, une pâte trop épaisse, un moule peu beurré et, surtout, une cuisson prolongée qui assèche le far. Ne le tranchez pas dès sa sortie du four : un repos lui apporte une tenue nette tout en préservant son fondant.
Servir, conserver et revisiter le flan breton
Servez le flan breton tiède si vous aimez son cœur plus fondant, ou froid pour obtenir des parts nettes et faciles à dresser. Un thé noir, un café ou un cidre brut l’accompagnent avec simplicité. Gardez les restes au réfrigérateur, dans un contenant fermé, et dégustez-les dans les 2 à 3 jours. Pour changer des pruneaux, les pommes en dés offrent une variation douce : choisissez-les fermes et évitez d’en mettre trop afin de ne pas détremper la pâte. La version nature reste aussi une excellente option. Je ne conseillerais pas d’ajouter piment d’Espelette, jambon Bayonne IGP ou Ossau-Iraty à cette recette sucrée : ces produits de caractère ont toute leur place à l’apéritif ou sur une table salée, mais le far gagne à rester lisible. Un bon flan breton maison tient finalement à peu de choses : de bons ingrédients, un plat bien beurré et une cuisson attentive. Pour approfondir : une tarte Bourdaloue aux poires.
Servez le far tiède ou bien froid, après un repos qui affine sa tenue. Retenez surtout ce repère : le cœur doit rester souple à la sortie du four, puis se raffermir. Avec des pruneaux moelleux et une pâte peu travaillée, vous obtenez un dessert généreux, fidèle à l’esprit breton. À vous de choisir la version nature ou fruitée selon l’envie.
Les interrogations courantes
Pourquoi le far breton ?
Le far breton est apprécié pour sa recette simple, faite d’ingrédients courants, et pour sa texture généreuse entre gâteau et entremets. Il représente une pâtisserie familiale de Bretagne, facile à adapter avec des pruneaux, des pommes ou sans fruits. Pour approfondir : La recette du far breton traditionnel reste simple et familiale.
Qui a inventé le far breton ?
Le far relève plutôt d’une tradition culinaire bretonne transmise et transformée au fil du temps. La recette a évolué lorsque le lait et le sucre se sont ajoutés aux préparations à base de farine.
Pourquoi ajoute-t-on des pruneaux dans le far breton ?
Les pruneaux apportent une douceur fruitée, du moelleux et une légère mâche qui contrastent avec la pâte au lait. Ils sont devenus une garniture très populaire, mais ne définissent pas à eux seuls le far : une version nature est également traditionnelle.
Quelle différence entre far et flan ?
Le far breton contient une pâte à base de farine, d’œufs, de lait et de sucre, qui devient dense et fondante au four. Le flan pâtissier est généralement une crème épaissie, plus lisse et plus crémeuse, souvent posée sur une pâte.
Comment savoir si le far breton est cuit ?
Observez d’abord les bords : ils doivent être fermes et légèrement colorés. Le centre peut encore trembler très légèrement. Piquez avec une lame : elle doit ressortir humide, mais sans trace de pâte liquide. Un repos hors du four termine la prise.
Quels ingrédients faut-il pour faire un far breton ?
Pour 6 personnes, prévoyez 500 ml de lait entier, 3 œufs, 125 g de farine, 100 g de sucre, une pincée de sel, 200 g de pruneaux dénoyautés et 15 g de beurre pour le moule. Rhum ou vanille restent facultatifs.
Pourquoi le far breton porte-t-il ce nom ?
Le mot « far » désigne cette préparation bretonne cuite au four, aussi appelée Farz Forn en breton. L’expression « flan breton » est courante dans l’usage, mais « far breton » souligne davantage son identité régionale et sa texture particulière.

Signé par
Léonie EtcheverryJournaliste gastronomie & voyages — Bayonne
Léonie Etcheverry a grandi entre Bayonne et le Béarn, dans une famille où la table tenait lieu de salon. Après plusieurs années d'écriture pour des enseignes de boulangerie-pâtisserie du Sud-Ouest, elle anime aujourd'hui L'Étoile Gourmande comme un carnet éditorial : recettes simples, gestes d'artisans, bonnes adresses du Pays Basque et voyages où la gastronomie sert de boussole. Sa méthode : aller en cuisine quand c'est possible, parler aux producteurs, goûter, raconter sans esbroufe.
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