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La Recette du Far Breton nature se prépare comme chez grand-mère

La recette du far breton nature consiste à cuire une pâte composée de lait entier, farine, œufs, sucre et beurre demi-sel jusqu’à obtenir un flan breton dense et fondant. Pour un grand plat familial, comptez 1 litre de lait, 250 g de farine, 4 œufs et une cuisson lente, sans prun

Marina EskenaziPar Marina Eskenazi · Publié le · Mis à jour le
La Recette du Far Breton nature se prépare comme chez grand-mère

La recette du far breton nature consiste à cuire une pâte composée de lait entier, farine, œufs, sucre et beurre demi-sel jusqu’à obtenir un flan breton dense et fondant. Pour un grand plat familial, comptez 1 litre de lait, 250 g de farine, 4 œufs et une cuisson lente, sans pruneaux.

Un grand far breton nature peut se fendre ou rester trop pâle quand le four manque de chaleur au départ. Pour éviter ce petit chagrin de cuisine, je prépare une pâte fluide, reposée, puis versée dans un plat généreusement beurré au demi-sel. L’esprit est breton, nature et familial, sans pruneaux, avec cette tendresse de recette de grand-mère que j’aime servir tiède. À ma table basque, je laisse l’Ossau-Iraty AOP, le piment d’Espelette AOP et le jambon de Bayonne IGP pour d’autres moments, car ici le lait entier, la vanille et le beurre salé suffisent.

En bref : les réponses rapides

Quelles proportions utiliser pour un far breton nature avec 1 litre de lait ? — Une base familiale équilibrée associe 1 litre de lait entier, 250 g de farine, 4 œufs, environ 150 g de sucre et 80 à 100 g de beurre demi-sel.
Quelle texture doit avoir un far breton nature réussi ? — Il doit être doré dessus, souple au centre, dense sans être compact, avec une coupe nette après repos. Il ne doit pas être aussi crémeux qu'un flan.
Peut-on ajouter des pruneaux à cette recette nature ? — Oui, la même pâte peut accueillir des pruneaux bien égouttés. Pour limiter leur chute, il faut les sécher, les fariner légèrement et éviter une pâte trop liquide.
Quelle différence entre far breton et gâteau breton ? — Le far breton est une pâte cuite à base de lait, œufs et farine. Le gâteau breton, lui, est une pâtisserie plus sablée et très riche en beurre.

Ingrédients pour un far breton nature facile au beurre salé

Pour un far breton nature facile familial, prévoyez 1 litre de lait entier, 250 g de farine, 150 g de sucre, 4 œufs, 80 à 100 g de beurre demi-sel et de la vanille. Cette base donne une texture dense, souple et fondante, sans pruneaux ni garniture.

Quantité Ingrédient Remarque
1 l lait entier Le moelleux se joue ici ; un lait trop léger assèche l’appareil.
250 g farine Tamisez-la pour limiter les grumeaux.
150 g sucre + vanille Douceur mesurée, esprit grand-mère.
4 œufs À température ambiante, ils s’émulsionnent mieux.
80 à 100 g beurre demi-sel Signature de Bretagne : ce beurre salé parfume le Far breton.

Préparation de la recette pas à pas

La pâte se prépare comme une pâte à crêpes épaisse : farine, sucre et œufs d’abord, puis lait versé peu à peu pour obtenir une pâte sans grumeaux. Le beurre demi-sel fondu signe le goût breton. Une cuisson longue, sans ouvrir le four trop tôt, fixe la texture.

  1. Pour cette recette facile, préchauffez le four, puis enduisez largement un plat à gratin de beurre salé afin que le Far breton dore sans sécher.
  2. Mêlez farine et sucre dans un saladier, ajoutez les œufs, puis travaillez juste assez pour former une base épaisse et régulière.
  3. Versez le lait par petites coulées en remuant au centre, jusqu’à ce que la préparation devienne lisse, souple et nappante.
  4. Incorporez le beurre demi-sel fondu et tiédi, puis cessez de fouetter dès que la pâte paraît homogène.
  5. Transvasez dans le plat généreusement beurré et cuisez ce far breton traditionnel jusqu’à belle coloration, bords gonflés et cœur tremblotant mais pris.
FAR BRETON NATURE - FACILE ET RAPIDE — Il était une fois la pâtisserie
Cuisson, texture fondante et erreurs à éviter

Cuisson, texture fondante et erreurs à éviter

Un Far breton nature est cuit quand la surface est bien dorée, les bords légèrement rétractés et le centre encore juste tremblotant. Une lame ressort presque propre, jamais sèche : ce repos hors du four termine la prise et donne une texture fondante, nette à la coupe.

  • Pour savoir comment savoir si le far est cuit, observez la dorure, puis secouez doucement le plat : le cœur doit frémir sans couler.
  • N’ouvrez pas le four trop tôt pendant la cuisson far breton, car le choc thermique affaisse la pâte avant sa tenue.
  • La surcuisson donne un far sec ; un far breton moelleux garde une lame humide et un parfum de beurre salé.
  • Un plat trop grand amincit l’appareil, tandis qu’une pâte grumeleuse ou trop liquide trouble la prise, même façon recette de grand-mère.
  • Le far gonfle puis retombe légèrement, c’est normal ; laissez-le tiédir avant découpe, de Brest à Marmiton, pour des parts franches.

Far breton nature, pruneaux ou flan : que choisir ?

Le far breton sans pruneaux met en avant le beurre salé et le lait. Le far breton aux pruneaux ajoute un moelleux fruité, tandis que le flan, plus crémeux et moins farineux, s’éloigne de cette pâte bretonne nourrissante, parfois proche du clafoutis. Pour une recette far breton authentique, la version nature reste la plus lisible : œufs, farine, lait, sucre, beurre demi-sel.

Origines bretonnes : farz forn, farz buan et tradition familiale

Le Far breton n’a pas d’inventeur identifié : c’est une recette familiale et régionale transmise en Bretagne. Wikipédia le décrit comme une spécialité à base d’œufs, farine, beurre demi-sel, sucre et lait. Farz Forn désigne le far cuit au four ; Farz buan, lui, signifie far rapide. Le far breton traditionnel relève donc d’une cuisine de maison, ample et nourrissante, tandis que le gâteau breton, originaire du pays de Lorient, appartient davantage au registre de la pâte sablée. La nuance compte. À Brest, l’actualité gourmande a même remis ce dessert sur le devant de la table, notamment avec un projet de grand record évoqué par Ouest-France, sans changer son âme : un far facile, nature, au beurre salé.

Questions fréquentes

Qui a inventé le far breton ?

Le far breton n’a pas d’inventeur unique identifié. C’est une recette bretonne paysanne, issue du farz, une pâte nourrissante à base de farine et de lait. Le far breton nature, sans pruneaux, serait la version la plus ancienne, transmise dans les familles comme une recette de grand-mère simple, économique et facile à partager.

Pourquoi on met des pruneaux dans le far breton ?

On ajoute des pruneaux surtout pour apporter du moelleux, du fruit et une douceur naturelle. Dans la recette historique, le far breton était plutôt nature. Les pruneaux se sont popularisés ensuite car ils se conservaient bien et voyageaient facilement. Résultat : ils donnent un contraste agréable avec la pâte au lait, aux œufs et parfois au beurre salé.

Comment savoir si le FAR est cuit ?

Un FAR est cuit quand la surface est dorée, les bords légèrement gonflés et le centre encore à peine tremblotant. Plantez la lame d’un couteau : elle doit ressortir presque propre, sans pâte liquide. Après cuisson, le far breton nature retombe un peu, c’est normal. Laissez-le tiédir pour qu’il se raffermisse correctement.

Quelle différence entre far et flan ?

Le far breton est plus dense et nourrissant qu’un flan, car il contient davantage de farine. Sa texture rappelle une pâte prise, moelleuse et fondante. Le flan, lui, est généralement plus lisse, crémeux et tremblotant, avec une base plus proche de la crème aux œufs. Pour une recette facile, le far pardonne mieux les petites variations.

Quels sont les ingrédients pour un far breton ?

Pour un far breton nature, il faut généralement des œufs, du lait, de la farine, du sucre, une pincée de sel et un peu de beurre, souvent salé, pour le moule. Selon les familles, on ajoute vanille, rhum ou zeste, mais les pruneaux restent optionnels. La réussite vient surtout d’une pâte homogène et d’une cuisson douce.

Comment éviter que les pruneaux ne tombent pas ?

Pour éviter que les pruneaux ne tombent, farinez-les légèrement puis ajoutez-les dans une pâte reposée, plus épaisse. Vous pouvez aussi verser la moitié de l’appareil, précuire quelques minutes, puis répartir les pruneaux avant d’ajouter le reste. Dans un far breton nature, cette étape disparaît, mais l’astuce reste utile pour la version aux fruits.

Comment savoir si le far breton est cuit ?

Le far breton est cuit quand il ne présente plus de liquide au centre et qu’une lame ressort propre ou juste humide. La surface doit être brun-doré, pas brûlée. Si vous hésitez, prolongez de cinq minutes, puis laissez refroidir : le far continue de prendre hors du four.

Comment se conserve le far breton ?

Le far breton se conserve, après refroidissement, au réfrigérateur bien couvert pendant deux à trois jours. Comme il contient lait et œufs, évitez de le laisser longtemps à température ambiante. Il se déguste froid ou légèrement tiédi. La congélation est possible, mais elle peut rendre la texture un peu plus aqueuse après décongélation.

Pour réussir ce far breton nature, gardez trois réflexes : du lait entier, des œufs à température ambiante et un moule bien beurré au demi-sel. Tamisez la farine, versez le lait progressivement et surveillez la fin de cuisson : le centre doit trembler légèrement, jamais couler. Servez-le tiède ou refroidi, en parts épaisses, avec un café ou un cidre doux, et notez votre temps de four pour retrouver exactement la texture aimée à la maison.

Mis à jour le 16 mai 2026

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Marina Eskenazi

Signé par

Marina Eskenazi

Critique gastronomique & voyages — Bordeaux/Bayonne

Marina Eskenazi est critique gastronomique et journaliste depuis 18 ans. Diplômée en lettres modernes et formée au journalisme à Bordeaux, elle a écrit pour des guides régionaux, des magazines de voyages et plusieurs revues spécialisées en restauration française avant de rejoindre L'Étoile Gourmande en tant que rédactrice voyages et bonnes adresses. Elle parcourt les régions de France et les pays voisins (Espagne basque, Italie, Portugal) pour raconter les cuisines locales du point de vue des producteurs, des restaurateurs et des petits artisans. Ses carnets de voyages gourmands évitent volontairement les guides étoilés et les classements pour s'attacher aux gestes, aux saisons et aux marchés. Marina habite entre Bordeaux et Bayonne, refuse les invitations sponsorisées, et règle systématiquement ses additions au tarif normal pour préserver son indépendance éditoriale.

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Méthode & sources

Cet article a été rédigé par son auteur·e après recherche, test ou vérification de terrain. Les éventuelles recettes sont cuisinées et photographiées par la rédaction.

Sources d'autorité (voyages gourmands) : Atout France, UNESCO (patrimoine immatériel), Encyclopédie Larousse Gastronomie, offices de tourisme locaux des destinations citées.

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